Sanshiro : le surdoué de la chanson pour enfantsDeux albums extraordinaires qui plaisent autant aux grands qu'aux petits, un troisième album en préparation... Sanshiro est en perpétuel mouvement !
Baby Bidou est allé interviewer cet artiste original, capable de faire tout naturellement une chanson sur une planète extra-solaire, une fourmilière, un ourson en peluche ou un champ de patates !!
|
Sanshiro : le surdoué de la chanson pour enfants
Qu'est ce qui vous a poussé à devenir chanteur pour enfants ?
Je n'ai pas chanté sous ma douche depuis tout petit, mais dès l'âge de 9-10 ans je me suis amusé à m'enregistrer en chantant par-dessus des chansons connues en changeant les paroles. Je mettais en scène mes animaux en peluche en leur donnant une voix. De cette manière j'ai épuisé une bonne partie du répertoire de Renaud et d'autres personnalités de la chanson française de l'époque. « Mort les enfants » est devenu « Mort les oursons », « Etudiants poil aux dents » « Animaux poil au dos » etc.
Par ailleurs, je suivais des cours de piano classique et après quelques années, je me suis rendu compte que l'on pouvait faire autre chose que de suivre des partitions : c'est-à-dire inventer une mélodie au piano et écrire des paroles à soi.
Que vous apporte la musique dans votre quotidien ?
Depuis tout petit, j'ai aimé inventer des histoires, des personnages, des choses que j'enregistrais sur un cassettophone. L'écriture de chansons me permet d'assouvir ce besoin que j'ai encore maintenant. Je n'ai pas forcément quelque chose à « dire » mais j'aime inventer quelque chose de toute pièce. La chanson permet de la partager avec d'autres personnes.
Que vous apportent les enfants dans votre vie ?
Je travaille avec les enfants depuis une dizaine d'année dans différents domaines (enseignement, théâtre, foyer, garderie, handicap). Ils rythment mes créations et sont devenus naturellement mon premier public.
Qu'est ce qui vous inspire pour créer une chanson ?
Tout ! Mes propres souvenirs d'enfants, des histoires très anodines qui peuvent se transformer en thème plus large, des sujets qui me touchent que j'ai rencontré dans mes diverses expériences avec les enfants ou encore des choses beaucoup plus légères qui me passent par la tête.
Régulièrement je fais aussi des brain-storming avec les enfants pour qu'ils me racontent des choses qui les marquent, cela me donne souvent des idées.
Faut-il garder une âme d'enfant pour faire ce métier ?
La réponse est un peu bateau mais je dirai clairement oui ! C'est en tout cas l'impression que j'ai par mes amis qui me traitent souvent de « petit gosse ».
L'été dernier par exemple, nous étions en Croatie sur la plage toute la journée. Alors que mes amis bronzaient sur leur linge, j'ai passé 2 heures tout seul à construire un petit lac avec un barrage dans le sable...et j'étais content ! C'est un peu anecdotique mais ça se passe souvent comme ça !
Je tiens difficilement en place autour d'une table s'il ne se passe pas quelque chose de palpitant.
Comment travaillez-vous ?
J'aime bien travailler seul, la nuit surtout lorsque je suis en phase créative. Après, c'est avec un ami en particulier que nous mettons en scène les chansons pour les spectacles en concert.
Quels sont vos projets ?
Je suis en train d'enregistrer mon 3ème album. C'est une phase fastidieuse mais aussi hyper-excitante ! Lorsqu'on appuie « play » sur la machine pour réécouter ce qu'on a fait, soit on est très content soit on est déçu et il faut remettre l'ouvrage sur le métier.
Toutes les chansons sont plus ou moins dans ma tête mais des paroles restent encore à écrire. J'ai aussi des sujets dont j'aimerais parler mais je ne sais pas par quel bout aborder le thème. C'est ces incessants casse-tête qui paradoxalement m'animent dans ma création.
Quel est l'instrument qui ne vous quitte jamais ?
Mon cassettophone, oui je le considère un peu comme un instrument. Il me permet d'enregistrer où que je sois, l'embryon d'idée qui sortira de la bouche de quelqu'un ou la mélodie improvisée dans un endroit improbable par un instrument tout aussi improbable. Mon cassettophone me permet de ne rien perdre ou presque !
Un conseil pour un jeune débutant dans le métier ?
Faut juste y aller et pas avoir peur de passer des heures à son piano en chantant des choses moyennement audibles ! Ah oui, mes premières chansons c'était toutes des chansons d'amour pour des filles... Ça peut être un bon début !
|